Adriano De Vincentiis Adesso e non sa per Quanto

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Fleurs de Papier 1 et 2 (ITA-FR)
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2 portfolios d Adriano De Vincentiis;
44 exemplaires commercialisés. 22 illustrations format 30x40 cm en couleur dans chaque portfolio ; justificatif de tirage numéroté et signé par Adriano. Sortie prévue courant septembre. Pour réserver vos exemplaires : lessculpteursdebulles@laposte.net
Pas de distribution en boutique pour cet article (sans aucune exception).
Prix de vente : 200 euros pour chaque portfolio + port.

Les deux portfolio sont contextualisés et accompagnées d'un texte biographique écrit par l'auteur ci-dessous.
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44 esemplari in commercio. 22 illustrazioni formato 30x40 cm a colori stampati in quadricromia su carta di qualità all'interno di ogni portfolio. Tiratura numerata e firmata dall'autore. Uscita prevista per Settembre. Per ordini e informazioni scrivere in inglese o francese a: lessculpteursdebulles@laposte.net

Nessuna distgribuzione in libreria. Prezzo di vendita: 200 euro per ogni portfolio escluse le spese di spedizione.
I due portfoli sono accompagnati e contestualizzati da un testo biografico di valore storico e culturale scritto dall'autore che viene riportato in Italiano più sotto.

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Fleurs de papier

Plus la modernité avance, plus il devient nécessaire pour moi de créer des images et des figures ayant un lien avec quelque chose d’ancien, d’ancestral, de mythique. Un besoin inéluctable de me battre contre cette invasion d’actualité homologuée et répétitive. L’exigence de chercher un trajet dans les figures, ou du moins un premier pas, vers une tradition qui ait un cœur.

Cette nécessité investit à la fois les formes, les personnages, la technique et même quand je décide de représenter un personnage plus moderne, mon approche de la représentation fouille dans l’ancien. Je cherche des postures statuaires, des visages et des regards qui transmettent des sensations archaïques, des attitudes qui expriment une force intérieure, qui renvoie à ce qu’il y a de plus profond, à l’inconnu et qui ne se fondent pas sur l’étalage formel d’une force qui n’est exprimée qu’en surface, une force éphémère et extérieure à la figure. Je préfère les figures nue, car, justement, elles sont dépouillées de toute apparence inutile.

Le signe est ce qui m’attire le plus. Le dessin est un projet fait de signes, une représentation instable de quelque chose qui bat et vit pendant le processus créatif, en plein devenir et par conséquent empêché d’en sortir.

Je cherche et trouve toujours une force vitale dans le non-fini, dans les lignes vibrantes, dans les signes interrompus, incertains, parfois même ratés. Je n’arrive pas à penser à une création finie, si la création était terminée, il ne resterait que la mort, immédiate ou au tournant. Toute partie laissée incomplète ou seulement esquissée est ce qui maintient en vie le dessin, en lui évitant une mort prématurée : sa finalisation. D’ailleurs notre perception est de même instable, nos yeux aussi changeants et le monde que nous observons, est tout entier en mouvement continu. C’est cette vie que nous vivons dans les perceptions à travers l’indéfini, le flou et le défaut que j’ai besoin de retrouver dans le dessin et dans l’art tout entier. Cela est pour moi le « non-fini » : Vie, Création, Eros.
J’ai élu le pastel comme instrument principal de mon dessin, je le préfère même aux crayons, car il me permet d’insuffler dans chaque signe l’incertitude et la vibration qui m’entourent et qui m’appartiennent.

J’aime voir les signes qui – à cause de la lutte continue de la pointe des pastels avec le papier – deviennent de plus en plus approximatifs. Je vois en eux des formes qui pourraient voler, se détacher des feuilles par leur légèreté et planer comme des papillons ou pousser comme des fleurs.
Je me sers de pastels colorés car la vie merveilleuse que je contemple autour de moi est faite de couleurs et moi que je désire un projet qui soit fait de couleurs. Dès mon enfance, quand je me trouvais devant des pastels colorés, je ne choisissais jamais le noir, le noir est absence de couleur et de lumière et, encore aujourd’hui, les crayons noirs n’arrivent pas à rester longtemps dans mes mains. Depuis une longue période, il n'y a que les pastels colorés qui marquent mes feuilles de papiers.

Je sens souvent, en outre, la nécessité de rendre le signe de plus en plus léger, imperceptible. Une bonne partie de mes dessins sont difficiles à prendre en photographie, car, dans la quête de signes toujours plus délicats, certains ont tendance à être presque invisibles. En effets ils sont vraiment invisibles pour les machines, quasiment impossibles à reproduire par la technologie, mais merveilleusement perceptibles par l’œil humain. L’observateur, devant ces originaux, sent le besoin de s’approcher pour mieux regarder l’œuvre et affiner sa concentration dans la vue tandis que les machines s’arrêtent sur leur limite, incapables de saisir, mais pouvant seulement de reproduire. Cela me plait, car je pense que l’homme a gagné sur la machine et que la perception humaine ne peut jamais céder devant la technologie.

Intimement, je pense qu’en ceci réside une forte recherche de l’âme du dessin, de son esprit léger, difficile à voir, impossible à prendre en photographie, quelque chose qui puisse, un jour, quand je serai absent, se détacher de son corps : le papier.

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé, avec l’éditeur, de publier exclusivement des dessins réalisés au pastel sur papier et nous avons choisi des œuvres qui sont pour la plupart encore « en vie », qui n’ont pas encore vu leur réalisation dans le projet terminé, mais qui, au contraire, sont suspendues dans cette phase intermédiaire dans laquelle le monde vit : la phase créative, la phase Erotique. Voilà pourquoi ceux qui regarderont les nombreux dessins recueillis dans ces deux Portfolios pourront avoir l’impression d’observer quelque chose de non-terminé. Il est aussi évident qu’il serait plus productif pour moi de réaliser des œuvres aisément reproductibles et en accord avec la tendance actuelle, mais ceci, hélas, est pour moi absolument impossible.

On trouvera des images (peu nombreuses) sur lesquelles je suis intervenu avec des outils numériques. Même si je n’aime pas le dessin qui resulte d’interventions à l’ordinateur, dans la nécessité de devoir en tout cas utiliser un ordinateur pour rendre mon travail adapté à la publication, dans des cas limités je m’en suis servi de manière totalement instinctive, évitant toute technique préétablie et surtout un résultat qui soit comparable à la mode des images numériques de notre époque. C’est ainsi que se déclenchent des techniques différentes, parfois aux antipodes, et l’on pourrait avoir l’impression de regarder le travail de plusieurs auteurs et non pas d’un seul. On verra divers thèmes et personnages, et sous beaucoup de points de vue différents. Cela advient exclusivement parce que je refuse, dans le style comme dans la technique, de parcourir des chemins déjà tracés, par d’autres mais particulièrement par moi-même.

J’espère faire passer cette vibration de changement incessant, d’adaptabilité, de diversité et de vie aussi au lecteur, car c’est seulement quand l’on s’arrête que la création s’achève.

Adriano


fleurs

I fiori di carta

Più la modernità avanza e più diventa urgente in me la necessità di creare immagini e figure che abbiano un legame con qualcosa di antico, ancestrale, mitologico. Un bisogno inderogabile di combattere questa invasione di attualità omologata e ripetitiva. L'occorrenza di cercare nelle figure un viaggio, o almeno un primo passo, verso una tradizione che abbia un cuore.
Questa necessità investe insieme le forme, i personaggi, la tecnica e anche quando scelgo di rappresentare un personaggio più moderno, il mio approccio alla rappresentazione cerca nell’antico. Cerco posizioni statuarie, volti e sguardi che trasmettano sensazioni arcaiche, atteggiamenti che esprimano una forza interiore e rimandino al più profondo, all’ignoto: Una ricerca che si allontani dallo sfoggio formale di una forza espressa solo in superficie, effimera ed esterna alla figura. Prediligo le figure nude, proprio perché spogliate di ogni inutile apparenza.

Il segno mi attrae al di sopra di ogni cosa. Il disegno è un progetto fatto di segni, una rappresentazione instabile di qualcosa che pulsa e vive nel processo creativo, in pieno divenire e di conseguenza impossibilitato a tirarsene fuori. Cerco e trovo sempre una forza vitale nel non finito, nelle linee vibranti, nei segni interrotti, incerti, a volte anche sbagliati. Non riesco a pensare ad una creazione finita, se la creazione fosse ultimata, vi sarebbe solo la morte, immediata oppure dietro l'angolo. Ogni parte lasciata incompleta o soltanto accennata è ciò che mantiene in vita il disegno, evitandogli una morte prematura: la propria finalizzazione. D'altronde la nostra stessa percezione è così instabile, i nostri occhi volubili e tutto il mondo che osserviamo è in continuo movimento. E' questa vita che viviamo nelle percezioni tramite l'indefinito, il mosso e il difetto che ho bisogno di ritrovare nel disegno e nell'arte tutta. Questo per me è il “non finito”: Vita, Creazione, Eros.

Ho eletto il pastello a strumento principe del disegno, lo pongo al di sopra delle matite, perché mi permette di infondere in ogni segno l’incertezza e la vibrazione che mi circondano e che mi appartengono. Amo vedere i segni che, per via della lotta continua della punta dei pastelli con la carta, divengono sempre più approssimativi. In essi vedo forme che potrebbero volare, staccarsi dai fogli per la loro leggerezza e librarsi come farfalle o crescere come fiori. Uso pastelli colorati perché la vita meravigliosa che contemplo attorno a me è cromatica ed io desidero un progetto che sia fatto di colori. Fin da bambino, quando mi trovavo di fronte a dei pastelli colorati, non sceglievo mai il nero: per l'umana percezione il nero è assenza di colore e di luce. Ad oggi, le matite nere non riescono a restare nelle mie mani a lungo, sono solo pastelli colorati a segnare i miei fogli.

Spesso sento la necessità di rendere il segno sempre più leggero, sempre più impercettibile. Buona parte dei miei disegni sono difficili da fotografare perché nel cercare un segno sempre più delicato alcuni tendono ad essere quasi invisibili. In effetti, essi sono davvero invisibili per le macchine, quasi impossibili da riprodurre per la tecnologia, ma mirabilmente, percettibili dall'occhio umano. L'osservatore, di fronte a questi originali, sente il bisogno di avvicinarsi per guardare meglio l’opera e affina la sua concentrazione nella vista mentre le macchine si fermano sul loro limite: incapaci di cogliere, limitate alla possibilità di riprodurre. Questo mi da piacere perché penso che l'uomo abbia vinto sulla macchina e che la percezione umana non potrà mai cedere alla tecnologia. Intimamente, credo che in questo ci sia una forte ricerca dell'anima del disegno, del suo spirito leggero, difficile da vedere, impossibile da fotografare, qualcosa che possa un giorno, mentre io non ci sono, staccarsi dal suo corpo: la carta.

Per questi motivi, in accordo con l'editore, pubblicheremo esclusivamente lavori realizzati a pastello su carta e abbiamo scelto nella maggior parte dei casi opere ancora vive, opere che non hanno ancora visto la loro realizzazione dal progetto alla sua ultimazione, ma che, contrariamente, sono sospese in quell'intervallo erotico in cui tutto è in potenza. Ecco perché chi guarderà i tanti disegni raccolti in questi due Portfolio potrà avere, a volte, l'impressione di osservare qualcosa di non ultimato; è altresì scontato che sarebbe più produttivo per me realizzare opere facilmente riproducibili ed in linea con l'attuale tendenza, ma questo, purtroppo, mi è assolutamente impossibile.

Si troveranno alcune immagini (poche) sulle quali sono intervenuto con dei mezzi digitali. Pur non essendo amante del disegno che risente d’interventi computerizzati, nella necessità di dover in ogni caso usare un computer per rendere il mio lavoro adatto alla pubblicazione, ho evitato qualsiasi tecnica prestabilita e soprattutto una resa che sia paragonabile alla moda delle immagini digitali del momento. Così scaturiscono tecniche diverse, a volte agli antipodi, e si potrebbe avere l'impressione di guardare il lavoro di diversi autori e non di uno solo. Si vedranno diversi temi e personaggi, e tanti punti di vista, tutti differenti. Questo si verifica esclusivamente perché, anche nello stile e nella tecnica, rifiuto di considerare percorsi già stabiliti, da altri, o persino da me stesso.

Spero di trasmettere questa vibrazione di cambiamento continuo, adattabilità, diversità e vita anche al lettore, perché solo quando ci si ferma, finisce la creazione.

Adriano.



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